RDC: l’IGF sollicite l’accompagnement des médias

RDC: l’IGF sollicite l’accompagnement des médias

Dans sa mission d’assainissement des finances publiques, l’Inspection générale des finances, IGF, sollicite l’accompagnement des médias. C’est son chef de brigade des recettes et services fiscaux qui a fait cette demande, lundi 21 mars, au cours d’un échange avec les patrons des médias kinois. “Le combat contre la corruption, les antivaleurs n’est pas seulement le nôtre mais celui de toute la population sinon nous allons échouer”, a lâché Nicolas Muhiya. Il a promis de poursuivre la sensibilisation afin que tout citoyen s’approprie le travail de l’IGF. “Nous prévoyons des journées  d’échanges citoyens avec les différentes catégories socio-professionnelles du pays”, a assuré Nicolas Muhiya. Il est d’avis que le travail de l’IGF dépend en grande partie de l’environnement politique du pays. Cet inspecteur veut que la presse joue sa partition en dénonçant les gestionnaires véreux de la chose publique. Il a ensuite expliqué les différentes étapes du travail de l’IGF dans un établissement public. “Notre travail commence par la notification de l’observation provisoire aux gestionnaires. Après une séance de débat contradictoire à l’interne, nous élaborons l’observation définitive. Et quand il y a des pièces de détournement, l’IGF adresse une note d’OPJ au procureur pour des poursuites judiciaires”, a expliqué Nicolas Muhiya. Créée en 1987 sous le règne du Maréchal Mobutu, l’IGF est devenue le bras séculier du régime Tshisekedi. Ce service public rattaché à la présidence de la République multiplie des missions de contrôle au sein des entreprises de l’Etat. Cependant, il y a certains rapports de l’IGF qui ont été contestés par les services contrôlés et d’autres experts. Et, depuis certaines personnes doutent de la véracité de audits de l’IGF et surtout que d’autres mandataires de l’Etat incriminés ont été innocentés par la justice. Il y a parmi eux qui ont qualifié à tort ou à raison l’IGF d’un service public de réglemente des comptes. “Le constat est que les gestionnaires de certains camps politiques ne sont pas inquiétés par le travail de l’IGF et d’autres poursuites judiciaires n’ont pas donné de suites favorables”, a laissé entendre un ancien mandataire de l’Etat. Il cite le cas du ministre honoraire de la Santé publique, UDPS Etenyi Longondo qui a été arrêté pour mauvaise gestion présumée des fonds de lutte contre la Covid-19 et relaxé quelques jours après.

L.M.